Arab Graffiti & 1960s Inspiration

Pour se mettre dans l’ambiance: ترحيب (Soyez les bienvenus!)

Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle aventure fidèlement basée sur la culture étrangère. A vos binocles, il y a du griffonnage!

INSTA CULTURE

« Il faut toujours connaître la vérité, et parfois la dire. »

Khalil Gibran (poète et peintre libanais 1883-1931)

Je me suis récemment rendue à l’Institut du Monde Arabe pour voir l’exposition « Hip Hop, du Bronx aux rues arabes ». Je vous la recommande vivement, elle se termine le 26 juillet donc vous avez le temps de vous y rendre! Petit bonus, la direction artistique a été assurée par Akhenaton (I AM, « Petit Frère », « Je Danse le Mia » oui oui oui).

De nos jours, le Hip Hop est partout. Les centres culturels l’ont bien remarqué car cette tendance est de plus en plus significative avec un public qui s’élargit. Dans notre monde actuel toujours plus violent, la devise  « Peace, Love, Unity and Having Fun » apporte beaucoup de positivité. Comme une envie de lâcher prise et de se rassembler, de s’unir. Le Hip Hop inspire dans tous les domaines: musique, mode, art, politique, écriture etc…

Mais bon, sur The Little Margarita, le « vu et revu » ou « tendances massives » ne surprennent pas. Alors pourquoi parler de cette exposition? L’approche de l’IMA en est la raison. Elle représente un mélange culturel très fort: l’histoire du Hip Hop en croisant la version américaine, française et arabe.

Le contenu est très hétéroclite donc j’ai dû sélectionner. L’écoute de chansons arabes suivies de samples Hip Hop très connus est folle comme Alouli Ansa de Mayada el Hennawi croisé à More Than a Woman de Aaliyah & Timbaland. Je vais d’avantage développer la partie Street Art Arabe. Après avoir vu cette fresque réalisée par JonOne et Yazan Halwani ci-dessous; j’ai couru à la librairie de l’institut prise d’une « grosse soif de connaissance ». Ma meilleure trouvaille : Le Graffiti Arabe de Pascal Zoghbi et Don Karl aux éditions Eyrolles.

Découvrir le street art à travers une autre écriture que la sienne n’est pas une mince affaire. L’alphabet arabe est une base primordiale et vous allez comprendre pourquoi. Sa naissance officielle est en 500 apr. JC. Il s’agit d’un des derniers alphabets sémitiques. On ne peut parler de ces caractères sans mentionner l’art de la calligraphie. Il existe quantité de styles dont deux principaux: koufique (style austère) et naskh (style cursif).  Ci-dessous, l’artiste peintre Hassan Massoudy crée une calligraphie revisitée absolument sublime!

L’écriture latine a été distribuée plus massivement par la modernisation du monde, l’anglais est médaillé d’or. A l’inverse, celle des pays arabes n’a pas été vraiment mise en avant car longtemps manuscrite, la technologie numérique a eu peu d’impact sur celle-ci. Heureusement grâce à l’avènement d’Internet et des moyens de communication actuels, elle connaît peu à peu une évolution avec les nouvelles générations.

Ce qui me fascine dans la calligraphie arabe, c’est la légèreté des courbes créées au millimètre près, chaque geste compte. Son usage politique et social est progressivement repensé. Je fais allusion au support: le mur. On parle même d’un mouvement artistique contemporain dans lequel les writers au regard neuf, mêlent tradition et modernité.

Cette identité n’a pu exister sans le développement du hip hop underground arabe. Ses précurseurs libanais (Secteur Beyrouth) ont lancé les textes chantés en arabe à la fin des années 1990, ce qui reste assez récent! Dans le Monde Arabe, ce discours urbain s’est affiché dans la rue de manière significative lors du printemps arabe fin 2010. La population a utilisé le graffiti pour se faire « entendre »: une guerre pour la liberté d’expression. En Cisjordanie, la barrière de séparation israélienne inspire aussi beaucoup les graffeurs locaux mais aussi internationaux, notamment l’anglais Banksy et l’italien Blu. Retour à Beyrouth, où les graffeurs libanais proposent soit des pochoirs à portée sociale politiquement engagés soit un art urbain appelant à l’unité sans appartenance particulière. Pascal Zoghbi et Don Karl déclarent tout de même que le street art du Liban a encore besoin d’évoluer en s’éloignant du style occidental et en appréciant d’avantage l’utilisation de l’écriture arabe.

Voici une sélection de writers pour lesquels j’ai eu le coup de cœur:

Alors, style koufique ou naskh?

INSTA SAPE

L’Institut du Monde Arabe est un immense bâtiment le long de la Seine. Un collectif d’architectes (Jean Nouvel, Gilbert Lezenes, Pierre Soria et Architecture Studio) a mixé les conceptions architecturales Occidentales et Orientales. La forme globale paraît habituelle, il n’en est pas de même pour les murs. Ces 240 carrés sur la façade sont des moucharabiehs. Fait de verre et d’aluminium ici, ils sont traditionnellement utilisés pour contrôler la lumière et la chaleur. De l’intérieur, cela crée de superbes effets de lumière.

Parlons fringues! Toujours fan de minimalisme, j’ai trouvé cette chouette combinaison noire pour seulement 5 € chez Guerrisol, la célèbre friperie. Il existe plusieurs boutiques à Paris, pour cette pièce j’ai fouillé du côté d’Avenue de Clichy. Je n’ai pas pour habitude de porter ce genre de vêtement car bien souvent non destiné aux naines. Le buste trop haut ou le bas ridiculement long pour des girafes… Je remercie Promod et ouais. Sa coupe 60’s m’a donné envie de vous proposer un look aux tons neutres.

La météo de mi saison est parfaite pour porter le trench. Très tendance cette année, la version sans manche ceinturée donne pas mal d’allure. D’ailleurs, ajuster la ceinture sur la combinaison est un bon procédé pour allonger la silhouette. Mais rassurez-vous, le style « judoka » s’arrête au niveau des souliers: les sandales apportent un peu de féminité à ma garde-robe, sans la douleur des classiques talons hauts. Pour les accessoires, les Stone Bar Earrings de chez And Others Stories sont une tuerie! Petit budget oblige, j’ai finalement trouvé ces bagues accordées aux boucles chez Pimkie à petit prix.

MONKI JACKET – VINTAGE PROMOD JUMPSUIT – ASOS SANDALS/SUNGLASSES – AND OTHER STORIES EARRINGS – PIMKIE RINGS

(Crédit Photos: The Little Margarita, Street Dandys / Sources: Le Graffiti Arabe de Pascal Zoghbi et Don Karl aux éditions Eyrolles)

Cet article regroupe des éléments de l’exposition et des recherches personnelles.

xoxo

LM

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