Björk – Evasion Virtuelle

Une petite nouveauté inspiration sur The Little Margarita: la musique. Et pas n’importe laquelle. Aujourd’hui je vous embarque dans un monde parallèle plein de poésie: celui de Björk. Elle perdure depuis 1977 tel un électron libre détaché du « commercial ». Artiste insolite, il est difficile de lui attribuer un genre musical spécifique: punk à ses débuts avec le groupe KUKL puis en solo electro-pop underground, folk, new wave, trip hop, jazz… Cette artiste aux facettes multiples a la subtilité de disparaître puis de surgir de « nulle part » avec un contenu absolument surprenant, jamais répétitif et toujours innovant.

A mes yeux, c’est une des rares artistes à réellement créer de nos jours. Elle propose au monde entier un tourbillon de découvertes et d’ambiances expérimentales. Ses accompagnements sont tintés d’orchestres symphoniques et de rythmiques électroniques. La première chanson d’elle qui a émoustillé mes oreilles était sa reprise de Betty Hutton It’s Oh So Quiet passée lors d’un ballet (titre sorti en 1995). Je me suis dit « celle-là, elle est franchement barge! », dans le bon sens du terme. Triomphale, Björk a un pouvoir émotionnel communicatif.

 Jusqu’au 7 juin il y avait une rétrospective d’elle au MOMA à New York mais bon, crawler dans l’Atlantique c’est rude. Je me consolerai avec le livre de l’expo (ici).

En pleine promotion pour son 9ème album intitulé Vulnicura, elle nous fait planer.

« Chanter, c’est comme honorer l’oxygène. » Björk

Je vais m’étendre sur 3 éléments qui m’ont marqué ces derniers temps. Tout d’abord, Björk est une mordue de collaborations, c’est son challenge favoris.

DECRYPTAGE DES COSTUMES DE BJÖRK

Dans l’univers du textile, elle travaille avec des designers audacieux pour ses costumes de scène ou de clip vidéo. Dernièrement, le plus bluffant est sur le titre Lionsong. Björk porte une coiffe céleste imaginée par Maiko Takeda  et une combinaison en latex d’Iris Van Herpen. Cette vidéo « à cœur ouvert » a été co-realisé par le couple photographes de mode Inez & Vinoodh. Petit clin d’œil au motto de ce blog, Björk façonne une richesse  créative à travers différentes cultures: islandaise, japonaise, néerlandaise rien que pour ce clip. (liste non exhaustive)

Samedi 6 juin, elle m’a encore épatée. A l’occasion du fameux festival Governor’s Ball à la Grosse Pomme, Björk se transforme en lépidoptère (plus communément appelé papillon). Chacun son interprétation car sa tenue ressemble à différentes bestioles. Quoi qu’il en soit, elle est théâtrale, et ça, ça se perd! Bizarre, robotique, inquiétante, flippante, mystique elle a scotché le public, voir perturbé les petits jeunots du festival. Il faut apprendre à connaître cette artiste pour comprendre et apprécier son œuvre c’est certain.

Ce masque impressionnant brodé de perles et de dentelle a été créé par James Merry; quant à la robe c’est la talentueuse créatrice danoise Nikoline Liv Andersen qui l’a confectionnée. Cette robe est constituée de feuilles de métal imprimée sur fourrure. Je suis partagée à propos de la fourrure, cependant NLA travaille avec Saga Furs, compagnie finlandaise prônant la transparence. Il s’agit ici d’un véritable travail artisanal et expérimental que Nikoline maîtrise à la perfection. Björk ne plaisante pas quand il s’agit de costume.

« PARLER DE LA REALITE VIRTUELLE, C’EST COMME DANSER L’ARCHITECTURE » Chris Milk

Le meilleur pour la fin! Björk participe aussi à l’évolution de la technologie et plus précisément de la vidéo avec ce premier clip en réalité virtuelle sur le titre Stonemilker. Mais encore? Les réalisateurs sont américains: Andrew Thomas Huang et Chris Milk pionnier de la réalité virtuelle (la vidéo en lien est franchement amusante et instructive). Ils ont utilisé la Google Jump Camera dotée de 16 capteurs pour capturer les images à 360°. L’artiste a été filmée en temps réel sur la plage de Grotta (près de Reykjavik en Islande), lieu très inspirant pour elle.

Vous allez comprendre l’utilité de cet appareil aux allures Star Warienne. Björk quitte le champ de vision rectangulaire de nos habituelles vidéos? Non elle n’est pas partie s’acheter des petits pains. Déplacez-vous avec elle en changeant l’angle de vue via le curseur (fonctionne sur Google Chrome + Youtube), vous pouvez la suivre dans tous ses mouvements! Pour les plus fous de « vidéo », il est possible de se procurer un masque de réalité virtuelle afin de vivre l’expérience dans sa totalité (celui-ci par exemple). Cela crée une vraie interaction avec le spectateur.

« La réalité virtuelle est une machine mais à travers cette machine, nous devenons plus compatissants, plus connectés et automatiquement plus humains. »

Chris Milk, Conférence TED, mars 2015

Bonne immersion!

xoxo

Article entièrement rédigé par  The Little Margarita

(Sources: Björk, TED, Governors Ball, ClubicMag, Moma NYC)

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